
El Barberillo de Lavapiés – F.A. Barbieri
| 26 juin 2026 |
S’il y a une zarzuela qui sent la rue, le Madrid populaire et la malice bien aiguisée, c’est bien El barberillo de Lavapiés. Une œuvre pleine de rythme, d’humour et de malice (de la bonne), signée Francisco Asenjo Barbieri, l’un des grands noms de la zarzuela et véritable architecte du genre tel que nous le connaissons aujourd’hui.
Créée en 1874, El barberillo de Lavapiés nous transporte dans le Madrid du XVIIIe siècle, dans un quartier populaire où l’ingéniosité court plus vite que la police et où un barbier apparemment inoffensif se retrouve jusqu’au cou dans des intrigues politiques, des imbroglio amoureux et des conspirations contre le pouvoir établi. Bref, la routine d’un mardi ordinaire à Lavapiés.
La musique de Barbieri est un vrai délice : numéros choraux vibrants, romances pleines de caractère, seguidillas, duos pétillants et une orchestration qui respire le théâtre de tous côtés. Tout est pensé pour que l’action ne retombe pas une seule seconde. Ici, pas de remplissage : chaque numéro fait avancer l’histoire, chaque mélodie a une intention et chaque rythme invite à sourire (ou à lever un sourcil complice).
Au-delà de l’humour, El barberillo de Lavapiés est aussi une œuvre chargée de critique sociale et politique, enveloppée d’ironie et d’élégance. Barbieri utilise la zarzuela comme miroir de son époque, mais avec un langage qui fonctionne encore aujourd’hui, parce que — soyons honnêtes — le pouvoir, les intrigues et les histoires bien racontées ne se démodent jamais.
Le 26 juin, en pleine ambiance festive de San Pedro et San Marcial, cette zarzuela arrivera au Centre Culturel Amaia pour offrir une soirée différente, amusante et bien à nous. Un rendez-vous parfait pour profiter de l’art lyrique depuis un endroit plus décontracté, sans perdre en qualité musicale ni théâtrale.
El barberillo de Lavapiés est idéale aussi bien pour ceux qui aiment déjà la zarzuela que pour ceux qui veulent la découvrir sans solennité inutile. Parce qu’ici on vient pour profiter, pour rire et, si possible, pour ressortir en fredonnant du théâtre. Et si vous ne sortez pas en fredonnant… c’est qu’il s’est passé quelque chose de bizarre.